Architecture et petit patrimoine

Préservée d'une urbanisation rapide, la Commune d'Iguerande a conservé une certaine unité architecturale ainsi qu'un grand nombre de petits édifices civils et religieux, publics ou privés. Puits, chapelles, lavoirs, cabanes de vignes, murs de pierres... ce patrimoine vernaculaire témoigne de la vie quotidienne d'autrefois et représente aujourd'hui une richesse pour la cadre de vie et l'attractivité de notre territoire qu'il convient de préserver.  

verger à Charrancy

chapelle de Troncy

234 marches permettaient jadis de rejoindre les hameaux du Perret et de Chassereux à travers les vignes.

Les lavoirs 
On compte sur la Commune une dizaine de lavoirs témoins d'un passé pas si lointain. Si au moins l’un d’entre eux date sans doute du XVIII ou XIXème siècle, la plupart des lavoirs communaux, construits en briques, datent des années 1920/1940. Ils ont été utilisés jusqu’à l’arrivée de l’eau courante dans les maisons. Auparavant, l’eau de consommation provenait des puits, et sources, et on lavait le linge à la Loire ou au canal. Après l’apparition des premières machines à laver, les lavoirs ont continué à être utilisés pour rincer les grandes lessives, laver des pièces trop lourdes ou trop sales. C’est sans doute grâce à cette utilisation prolongée que la plupart d’entre eux ont survécu.

lavoir ancien au lieu dit le gour à chevallavoir bruyeres

 lavoir sourdelavoir font renaud

La Madone - Notre Dame de la Paix  
Durant la guerre de 39-45, l’abbé Coureau, curé d’Iguerande, fit vœu de faire ériger un monument à la Vierge si le village était épargné.  Il est enterré sous ce monument.   Madone

Le monument Notre Dame de la Paix est un monument votif. Son érection est l'accomplissement d'un voeu dont s'accompagnaient les prières d'une neuvaine paroissiale qui se terminait le jour même de l'Assomption en l'années de guerre 1944, les derniers temps de l'occupation allemande. 
De graves incidents venaient d'attirer sur nous, de la part de l'oppresseur, la menace des représailles les plus redoutables et la crainte angoissante que nous avions de les voir s'exécuter n'était que trop justifiée, tandis que persévérait la tourmente dans laquelle les arrestations et les déportations avaient jeté le pays. 
Il n'en fut rien heureusement et, le danger passé, le sentiment de tous était que nous venions d'être manifestement protégés grâce à l'intervention de la Vierge qu'on avait ainsi invoquée, non en vain. 
Le monument élevé en son honneur avec une belles statue, sous le vocable de Notre Dame de la Paix, sera donc avant tout le témoignage à jamais durable de la reconnaissance publique qu'a méritée de notre part Celle qui s'est toujours montrée, au cours des siècles, "le Secours des chrétiens". 
Nous ne saurons aussi rappeler le caractère régional de ce monument, à l'érection duquel ont bien voulu contribuer toutes les populations environnantes, tant roannaises que brionnaises, sans le concours desquelles nous ne pouvions que très modestement réaliser notre projet. 

Ce monument est l'oeuvre de M. Fournier de Chalon-sur-Saône, architecte des monuments historiques, et la statue l'oeuvre de M. Granger, sculpteur, également de Chalon. 

C'est le dimanche 28 septembre 1947 qu'avait lieu l'inauguration du monument, sous la présidence de S. Exc. Mgr Lebrun, évêque d'Autun. 

Aux murs de la petite chapelle servant d'oratoire, sont gravés 83 noms des morts au Champs d'Honneur de la contrée des communes de : Artaix - Melay - Charlieu- St Nizier sous Charlieu - Oyé - Semur en Brionnais - Marcigny - Anzy le Duc - St Martin du Lac - Iguerande - Mailly - St Julien de Jonzy - Ligny en Brionnais - Ste Foy - Pouilly sous Charlieu - Briennon - Vougy - La Bénissons Dieu.