Produits locaux

L'huilerie Leblanc  

Une maison de tradition, une famille au service du goût, un geste ancestral, tout cela est toujours là, omniprésent. Dans une grange attenante à l’habitation, le visiteur fait un retour en arrière, au début du siècle dernier. Chez les Leblanc, depuis plusieurs générations, l’odeur des fruits secs juste grillés, chauffés, de l’huile parfumée récoltée, rend curieux et invite à pénétrer dans le moulin à huile.

Une odeur prégnante envahit l’atmosphère, une cuisine particulière se déroule là, dans une ambiance qui inspirerait, sans conteste, un cinéaste, un romancier.

Au centre, l’impressionnante meule de granit écrase, en tournant, des cerneaux de noix. Plus loin, un jeune homme récolte une huile dorée, chaude. Coulant d’un robinet, elle se déverse dans un seau métallique. Pendant ce temps, une sorte de chaudière fermée, appelée « la poêle » chauffe du colza. Un axe vertical tourne sur lui-même, actionnant le « râteau mélangeur » qui évite que les fruits accrochent.

Ces huiles sont vendues dans le monde entier, sont utilisées par nombre de grands chefs et, miracle ! … une grand-mère ou quelque sorcière bienveillante ne procéderait pas autrement en se penchant au-dessus de ses chaudrons !

La boutique est contiguë. On y découvre une véritable ambiance de Noël. Toutes les teintes de l’or, de l’ambre, et autres métaux précieux sont l’apanage des bouteilles d’huiles, fabriquées à Iguerande, alignées, comme de vaillants soldats, sur les étagères. Et les moutardes, spéciales, les vrais savons à l’huile d’olive, les vinaigres, balsamiques , à la truffe, de framboise…, tapenades et autres ingrédients, sélectionnés par les Leblanc, illustrent le savoir-faire de cette famille.


Le boeuf de Charolles

 "Le bœuf de Charolles est devenu, jeudi 2 septembre 2010, la quatrième viande bovine française à obtenir l'appellation d'origine contrôlée (AOC), indique l'Institut national de l'origine et de la qualité.

Cette viande très réputée en boucherie tire ses principales caractéristiques de pâturages répartis sur les régions Bourgogne et Rhône-Alpes. Trois cent cinquante-cinq communes localisées sur les départements de la Loire, du Rhône, de Saône-et-Loire et de la Nièvre sont concernées. L'aire géographique repose sur le berceau historique de la race charolaise, dont les conditions climatiques ainsi que les caractéristiques du sol favorisent l'élevage et l'engraissement des bovins. Le savoir-faire des éleveurs se maintient depuis trois cents ans. En 2009, on recensait 150 producteurs qui ont commercialisé environ 258 tonnes de viande.

L'AOC est un sigle français qui désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication - production, transformation, élaboration - sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique, qui donne ses caractéristiques au produit. Trois autres viandes bovines ont déjà obtenu une AOC - le fin gras du Mézenc (Haute-Loire, Drôme, Ardèche), la maine-anjou (Mayenne, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe et Deux-Sèvres) et le taureau de Camargue (Bouches-du-Rhône, Gard et Hérault)."

© Le Monde, article paru le 02.09.2010 - extraits. 

 Lien vers le décret n° 2010-1033 du 31 août 2010 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bœuf de Charolles », Ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, Journal officiel n°0203 du jeudi 2 septembre 2010

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Le vin des fossiles 

Toutes les cartes postales anciennes le prouvent, tous le disent : Iguerande était couvert de vignes et puis, il y eut le phylloxera, le chemin de fer qui permit d’aller gagner sa vie en ville et donc, de n’avoir plus le temps d’entretenir sa vigne...

Un jour, Jean-Claude Berthillot s’est installé à côté, à Mailly (mais il possède des parcelles à Iguerande). Conseillé par les anciens, il a travaillé les vieilles vignes de Gamay et « inventé » le vin des Fossiles. Inlassablement, il a planté six hectares de Pinot noir, de Gamay, de Chardonnay, d’Auxerrois blanc, avec lequel il élabore un vin pétillant d’une élégance extrême… C’était dans les années quatre-vingt dix.

Deux décennies plus tard, une jolie palette de vins de parcelles, de vins d’assemblages, en bio, sont un autre des fleurons de ce coin de terre. Dans la cave, dans les restaurants, chez soi, ces breuvages réjouissent le corps et l’esprit.

 


 Le fromage de chèvre AOC Charolais

La région charolaise est surtout réputée pour son troupeau bovin mais son bocage verdoyant abrite aussi la première zone de fabrication fromages fermiers de chèvres de France. Ce territoire authentique, allié au savoir-faire des producteurs, a donné naissance au Charolais, un fromage de chèvre grandeur nature, reconnu d’Appellation d’Origine Contrôlée par décret le 21 janvier 2010. La zone de l’AOC s’étend dans un rayon de 60km autour de Charolles dont fait partie Iguerande.

Aujourd'hui, peu d’exploitations répondent à son cahier des charges exigeant, respectueux des hommes, de l’animal et de l’environnement : le Charolais est un fromage de garde d’exception à savourer dans son écrin de verdure ! Il est l’un des plus gros fromages de chèvre : il pèse de 250 à 310 grammes, 7cm de hauteur et 6cm de diamètre minimum à mi-hauteur.

Son format original a plusieurs explications historiques :

- dans la région, les fromages sont généralement consommés aux repas ou aux casse-croutes lors des travaux agricoles ; la taille des Charolais permet de tailler de bonnes tranches dans un seul fromage.     

 - à l’origine, il était mis à sécher dans des cages à fromage traditionnelles, les « tzézires » ou « chazières ». Les ouvriers des villes achetaient les fromages blancs, la grande taille permettant une meilleure conservation dans ces conditions.

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