Iguerande site Clunisien

L'église Saint Marcel
Les Chemins du Roman
La Fédération des sites Clunisiens

L’église Saint Marcel

Sur la ravissante « place du haut » rénovée, elle domine le paysage, le transformant en gravure de livre de géographie des années cinquante : on voit la Loire enjambée par le pont que bordent les vertes prairies parsemées de blanches charolaises, le village, ses toits de tuiles, surplombant des maisons de terroir.

L’église, site clunisien est un des « porte-drapeaux » des Chemins du Roman. Cette splendide bâtisse en pierres dorées, construite dans les années 1100, allie grâce et puissance. Elle fait partie d’un ensemble harmonieux de bâtiments posés tout autour de cette ancienne place de village. Si l’on monte par le petit chemin partant entre la mairie et l’épicerie, on profitera du paysage en contrebas et l’on atteindra interieur eglisel’église par la place, face au portail à double ressaut, entouré de colonnes. L’ensemble est simple, équilibré, orné de quelques sculptures géométriques.

Si l’on pousse ce portail, on pénètre dans l’édifice doucement éclairé par un large transept donnant sur un chœur à trois travées. L’impression est particulièrement reposante. Les sculptures intérieures attirent l’œil. On remarque, par exemple, sur le deuxième pilier à gauche en entrant, un cyclope musicien jouant de la flûte de pan. Les motifs végétaux foisonnent car les églises romanes du Brionnais - et celle-ci en particulier - sont le lieu d’une extraordinaire floraison sculpturale. Une de ses caractéristiques sont des bas de piles sculptés. Si le promeneur arrive par le parking, il apercevra d’emblée les trois absidioles et l’arrière de l’église. Des ânes et des lamas sympathiques et curieux, appartenant à la commune, viendront saluer le passant… Du bonheur en perspective !

Historique

En 938, un certain Bernard donne à la toute jeune abbaye ses propriétés d'Iguerande où se trouvent les trois églises de Saint-André, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Marcel. Plus tard, en 956, l'évêque de Mâcon Maimbodus complète cette donation en cèdant à Cluny les revenus de l'église Saint-André d'Iguerande. Une petite communauté monastique semble s'installer sur place à cette période. A la fin du IXe siècle, l'église Saint-André est reconstruite par les moines grâce à des dons provenant principalement de la famille voisine de Semur, dont est issu l'abbé de Cluny Hugues.

Entre 1100 et 1120 les moniales du proche prieuré clunisien de Marcigny prennent possession de la ville d'Yguaranda ainsi que de l'église paroissiale Saint-André. On assiste, au cours du XIIIe siècle, au partage des droits seigneuriaux entre le prieuré et la famille de Semur. C'est avant 1600 que les moines quittent définitivement Iguerande.

L'église paroissiale Saint-Marcel tombe en ruines ; la prieure de Marcigny fait alors don de l'église Saint-André afin qu'elle devienne paroissiale... sous le vocable de Saint-Marcel !

source : fédération des Sites Clunisiens

 


Les chemins du Roman

Le circuit des églises romanes du Brionnais comporte neuf églises principales: de Montceaux-l'Etoile à Varenne-l'Arconce, en passant par Anzy-le-Duc, Baugy, Semur-en-Brionnais, Saint-Julien-de-Jonzy, Iguerande, Châteauneuf, et Bois-Sainte-Marie.

Il est encadré par deux pôles majeurs que sont la basilique romane de Paray-le-Monial (en Charolais) et l'abbaye de Charlieu (dans le département de la Loire), qui furent, avec le monastère des Dames de Marcigny, les principaux relais de la puissance clunisienne, dans la région, aux XIe et XIIe siècles. Paray-le-Monial, c'est l'image en réduction de Cluny III détruite après la Révolution Française. L'abbaye de Charlieu, clunisienne dès le Xe siècle, est l'une des fondations monastiques les plus anciennes de ce pays.

Entre ces deux localités, que l'on peut qualifier de " villes monastiques ", ce sont près de soixante églises et chapelles qui furent édifiées en Brionnais, aux XIe et XIIe siècles. Cette densité est exceptionnelle à l'échelle de la Bourgogne, et de l'Europe entière. Au milieu du XIXe siècle, bon nombre de ces églises, devenues trop petites pour contenir la population grandissante des fidèles, furent entièrement démolies pour faire place à de nouvelles églises édifiées dans le style de l'époque. Il en reste près d'une trentaine entièrement ou partiellement romanes, qui cons-tituent un patrimoine d'une densité et d'une richesse exceptionnelles. Chacune a des traits de caractères et une atmosphère qui lui sont propres; mais c'est l'ensemble qui est véritablement impressionnant.

La Fédération des sites clunisiens

La Fédération Européenne des sites clunisiens a pour objectif de rassembler les lieux qui, en Europe, ont contribué à l’extraordinaire rayonnement de l’abbaye de Cluny (Bourgogne du sud), du Xe au XVIIIe siècle! : rayonnement spirituel, artistique, économique, politique et social. Les moines de Cluny furent à l’origine de l’émergence de centaines de bourgs et de villes.

Chacun d’entre eux est détenteur d’une parcelle de cet héritage culturel européen unique.

panneau site clunisien

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