Un environnement riche et préservé


 Les berges de la Loire à Iguerande sont larges. Elles semblent nimbées de teintes laiteuses comme celles d’une estampe chinoise. Ces prairies, sur lesquelles paissent les vaches blanches, sont détentrices d’une exceptionnelle biodiversité et sont totalement protégées par la convention Natura 2000. On ne peut cueillir les plantes protégées; certaines n’existent nulle part ailleurs. On y trouve des plantes semi tropicales. Les souchets, le datura, l’orpin, l’onagre, la molène bouillon blanc, abondent On peut admirer les grandes cardères, également appelées « fontaine aux oiseaux », qu’affectionnent les chardonnerets. Citons encore la vipérine, la salicaire à la belle hampe violette, la saponaire, avec laquelle les femmes faisaient la lessive autrefois…   

Les animaux abondent également. Les castors – qui parfois n’y vont pas de main morte avec les arbres… - Les ragondins, herbivores dévorant jusqu’à une tonne de végétaux par an, les lapins qui crottent dans l’herbe. Tout ce petit monde cohabite. Suivant les saisons, les oiseaux vont et viennent en ce lieu paradisiaque et intemporel. Il y a les hivernants, comme les cormorans, les hérons, dont on compte quatre espèces. Le héron cendré et le héron garde-boeuf sont nicheurs et présents toute l'année. Le héron bihoreau et l'aigrette garzette sont nicheurs et repartent à la mauvaise saison. Seule la grande aigrette vient passer l'hiver. D’autres nicheurs comme les hirondelles de rivage, les sternes, les cigognes, venus d’Afrique, annoncent le printemps. On y voit des oiseaux particulièrement rares comme le balbuzard pêcheur, le guêpier d’Europe, le martin pêcheur. 

A deux pas, l’île aux Princes, appelée également île aux Oiseaux, offre une halte aux migrateurs. Elle est un véritable QG pour les ornithologues. Parfois, le promeneur aura la chance inouïe de voir un ou deux cygnes se poser sur l’eau. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Le mystère reste entier, il faut seulement laisser la beauté devenir la reine du jour : la Loire, ses berges, ses plantes rares, sa faune : est-il besoin de partir à l’autre bout du monde ? Tout est là !   
   Aigrette Garzette (photo Marcel DUMAS)                     Héron Cendré (photo Marcel DUMAS)


Le bocage, les haies 

Le bocage qui s’est développé au XIXème siècle en Bourgogne avec l’extension de l’élevage bovin fait partie intégrante du patrimoine de notre région. Associé aux paysages de prairies et à l’élevage du Charolais, le bocage constitue un élément important de l’identité, de la diversité et de l’attractivité des paysages de la Bourgogne.

Le maintien des haies représente un intérêt économique et écologique :

  • les haies limitent l’érosion des sols, notamment sur les versants des vallons humides. Elles freinent le ruissellement des eaux et favorisent leur infiltration dans les sols. Par leur rôle de brise-vent, elles modèrent les effets des épisodes de sécheresse.
  • les haies abritent de nombreuses espèces, animales et végétales, surtout lorsqu’elles sont maintenues en haies hautes. Elles offrent un habitat et des réserves de nourriture pour la faune.
  • elles abritent notamment le petit gibier dont la gestion est aujourd’hui problématique.
  • les haies apportent une ressource en bois susceptible d’être valorisé pour le chauffage.
  • une haie suffisamment développée abrite le bétail des intempéries et, l’été, de l’exposition au soleil. Elle peut, dans certains cas, limiter la propagation de maladies.

La plupart des bocages en Bourgogne se sont constitués à partir du début du XIXème siècle, avec l’abandon du pâturage du bétail en forêt et le développement de l’élevage. Cette extension s’est poursuivie jusqu’au milieu du XXème siècle. La fin de la Seconde guerre mondiale marque le début d’une profonde mutation de l’espace rural, sous l’effet conjugué de l’évolution des techniques agricoles et d’une concentration des structures de production. Les haies régressent ou se transforment avec les techniques d’entretien utilisées par les exploitants. Depuis 1982, environ 14% des haies ont disparu en Bourgogne. Cette évolution s’est surtout produite au cours des années 80 ; depuis une dizaine d’années, les linéaires de haies semblent se maintenir.

Téléchargez ici la plaquette "les haies de nos jardins" éditée par le CAUE se Saône et Loire qui présente le rôle et l'intérêt de la haie, fournit des conseils pour le choix des végétaux


 Zones Natura 2000 

Un site d'importance communautaire - le Val de Loire de Iguerande à Digoin

Le Val de Loire se caractérise par un lit du fleuve encore bien conservé et par des milieux naturels variés : bancs de sable, grèves, boires, pelouses et landes, zones marécageuses, prairies humides, forêts alluviales... inscrits à la Directive Habitats et qui contiennent de nombreuses plantes protégées à l'échelle nationale et régionale (Gratiole officinale, Pulicaire commune, Corynephore, Bruyère cendrée, Butome en ombelle...). 

Il constitue une voie de migration et une zone de frayère importante pour de nombreux poissons : Saumon atlantique, Lamproies... espèces en régression en France.

C'est également un axe de migration et d'hivernage de premier ordre pour de nombreux oiseaux ; il est classé à l'inventaire des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO).

détails sur le site Natura 2000

site Alterre Bourgogne

Une zone de protection spéciale - la Vallée de la Loire d'Iguerande à Decize

Reconnue comme zone humide d'importance internationale par la richesse de ses milieux, la vallée de la Loire est propice à une avifaune très diversifiée, comprenant notamment les espèces caractéristiques d'une dynamique fluviale encore bien préservée : les Sternes naine et pierregarin et l'Oedicnème criard, auxquelles il convient d'ajouter le Petit gravelot, trés abondant sur ce secteur, et le Chevalier guignette.
La morphologie fluviale est favorable aux espèces exploitant les berges comme le Martin-pêcheur, l'Hirondelle des rivages ou le Guêpier d'Europe, tandis que les hérons et le Milan noir exploitent les peuplements forestiers présents sur les îles pour se reproduire. Des colonies mixtes de Hérons cendrés, Aigrettes garzettes et Bihoreaux gris sont ainsi connues dans cette zone.
Les prairies humides sont occupées par le Courlis cendré et la Caille des blés, tandis que le réseau de bocage trés dense favorise la présence de la Huppe fasciée et des Pies grièches (Pie-grièche écorcheur, Pie-grièche grise et Pie-grièche à tête rousse).
Site de nidification de nombreuses espèces, le val de Loire est également un site d'importance majeure pour la migration et l'hivernage.
Parmi les espèces occasionnelles, on note le Fuligule milouinan et la Mouette mélanocéphale, ainsi que es espèces migratrices autrefois régulières comme l'Oie des moissons et l'Oie rieuse. 

détails sur le site Natura 2000

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